|
Andy J. Forest
L'arrivée du chanteur-harmoniciste, grande silhouette à l'extrême détachement, constitue l'un de ces moments rares, de ces instants d'harmonie que rien ne peut altérer. La suite sera du même ordre. Dans la nuit valentinoise, c'est un havre qui se crée : un univers bien délimité (hors des arbres, point de salut !), plein d'énergie, de créativité, de joie d'être tout simplement là, alors que d'autres, hélas non avertis, ratent " le meilleur concert du Festival à ce jour ".
Ce n'est pas qu'Andy J. Forest ait une voix exceptionnelle, ou qu'il soit meilleur que ses collègues de New-Orleans : c'est plus simplement qu'il sait s'entourer, et qu'il possède, surtout, cette qualité rare qu'on appelle le charisme. Qu'il soit un excellent auteur-compositeur ne gâche rien !
Vendredi, le Théâtre de Verdure a vibré, les étoiles ont, semble-t-il davantage scintillé, et la soirée s'est prolongée.. Défilé des musiciens dans le public, invitation à les rejoindre sur scène, complicité nouvelle mais sincère avec ses spectateurs : le groupe a ébloui l'auditoire.
L'Amérique d'Andy J Forest n'est pas celle des boys band, de Georges Bush ou de la loi du marché. C'est au contraire celle de Jimmy Hendrix, Miles Davis ou Charlie Parker, celle des idoles de jeunesse d'un artiste qui a compris que l'apparence n'était qu'un leurre.
Isabelle Calendre
|